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Identité êzîdî et ethnogenèse
En bref: Les Êzîdîs sont-ils un peuple distinct ou une communauté religieuse au sein du peuple kurde ? Il n’existe pas de réponse consensuelle à cette question, ni dans la recherche, ni au sein de la communauté elle-même. Cet article sépare trois choses souvent confondues: l’auto-identification des Êzîdîs (hétérogène, variant d’une région à l’autre), les théories scientifiques de l’ethnogenèse (comment le groupe est historiquement apparu) et la reconnaissance juridico-politique (comment les Êzîdîs sont classés dans le recensement et la loi). Les deux positions principales, « partie des Kurdes » et « peuple distinct, les Êzîdîs », sont ici juxtaposées de manière objective, attribuée et sans jugement de valeur.
Méthodologie: Il s’agit d’une présentation délibérément neutre d’un sujet hautement sensible et politiquement chargé. Chaque position est rattachée à une source ou à un représentant nommé (auteur/nom année). L’article ne tranche pas la question et n’attribue à aucune position une justesse normative. À distinguer de deux sujets voisins: Quel âge a la religion ? traite de la datation; Linguistique traite de la langue. Ici, il est question exclusivement d’identité et d’ethnogenèse.
1. Ce qui rend la question si difficile: trois niveaux distincts
Le débat identitaire ne paraît insoluble que parce que trois questions différentes s’y mêlent. Qui les sépare peut situer chaque position plus précisément:
| Niveau | Question | Discipline | Caractère de la réponse |
|---|---|---|---|
| E1, Auto-identification | En tant que quoi les Êzîdîs se comprennent-ils eux-mêmes ? | Sociologie, enquête de terrain | empirique, hétérogène (variant régionalement) |
| E2, Ethnogenèse | Comment le groupe est-il historiquement apparu ? | Histoire, science des religions | hypothèses scientifiques |
| E3, Reconnaissance | Comment le groupe est-il compté juridiquement ? | Droit, politique, statistique | variable selon l’État |
Crucial: ces niveaux sont indépendants les uns des autres. Une personne peut se comprendre religieusement comme êzîdî et en même temps ethniquement comme kurde (E1), tandis que son État l’enregistre au recensement comme une nationalité distincte (E3), et que la recherche classe son groupe comme une ethnoreligion ancrée dans la kurdicité (E2). Il n’y a aucune nécessité logique que les trois niveaux donnent la même réponse.
Terme clé: ethnoreligion
La recherche décrit le plus souvent les Êzîdîs comme une ethnoreligion (communauté ethno-religieuse ou ethno-confessionnelle): un groupe dont l’appartenance religieuse et ethnique sont indissociablement fusionnées. On naît êzîdî, la conversion à l’êzîdisme est traditionnellement exclue, le mariage n’est permis qu’au sein de la communauté et des castes (voir Pureté et tabous sur le principe d’endogamie castique). Asatrian/Arakelova (2014) formulent que l’identité religieuse (centrée sur Şerfedîn et Tawûsî Melek) a « unifié religion et ethnicité ». C’est précisément cette fusion qui explique que la question identitaire ne puisse se résoudre proprement en « religion seulement » ou « peuple seulement ».
Convention: Tawûsî Melek, l’ange paon, est dans l’êzîdisme la plus haute figure angélique instituée par Dieu, l’assimilation au « Diable », répandue dans la littérature, est une attribution extérieure et une calomnie, et non une position êzîdî (voir Tawûsî Melek et Falsifications et calomnies).
2. E1: Auto-identification: un tableau hétérogène
Il n’existe aucun auto-positionnement êzîdî uniforme. La recherche s’accorde à dire que la communauté est ici intérieurement divisée et marquée de manière différente selon les régions (Maisel 2017; Kreyenbroek/Omarkhali; Açıkyıldız 2010). La Wikipédia anglophone résume ainsi l’état de la recherche: il existe « un désaccord parmi les Êzîdîs eux-mêmes, certains se comprenant comme partie du peuple kurde, d’autres comme une identité ethnique distincte en tant qu’Êzîdî ».
Les deux positions principales, objectivement et sans jugement:
Position A: « Les Êzîdîs sont (aussi) des Kurdes »
Les tenants de cette vue comprennent l’êzîdisme comme une religion au sein du peuple kurde: on est ethniquement kurde et religieusement êzîdî, comparable aux Kurdes musulmans, chrétiens ou juifs.
- Argument linguistique: La langue religieuse et quotidienne de la plupart des Êzîdîs est le kurmancî (kurde du Nord); la quasi-totalité des textes sacrés (Qewl) sont rédigés en kurmancî (Kreyenbroek 1995; Allison 2001). Renvoi: Linguistique.
- Géographie/culture: La zone de peuplement centrale et le centre religieux (Lalîş, Şingal) se trouvent dans l’espace à caractère kurde du nord de l’Irak; le costume, le folklore et l’ordre social partagent de nombreux éléments avec la culture kurde environnante.
- Voix empiriques: En Arménie, Christine Allison (INALCO) rapporte: « J’ai rencontré en Arménie davantage d’Êzîdîs qui croient être aussi des Kurdes. » En Géorgie, Rostom Atashov (Union des Êzîdîs de Géorgie) dit: « Nous sommes à la fois Êzîdîs et Kurdes. Nous avons une seule langue, et c’est le kurde » (IWPR).
Position B: « Les Êzîdîs sont un peuple distinct »
Les tenants de cette vue soulignent une identité ethnique distincte en tant qu’Êzîdî, indépendante du peuple kurde. Arguments et porteurs de cette position:
- Auto-désignation propre et endogamie: Les Êzîdîs se définiraient d’abord par le fait d’être êzîdî, non par la « kurdicité »; l’endogamie stricte aurait, au fil des siècles, produit une communauté de descendance fermée.
- La langue comme « Êzdîkî »: En Arménie et en Géorgie, de nombreux représentants désignent leur langue non comme « kurmancî » mais comme Êzdîkî et la soulignent comme un marqueur identitaire propre (Hasan Tamoyan, dir. Yezidikhana; cf. IWPR).
- Histoire de la persécution: Les Êzîdîs ayant été persécutés au fil des siècles précisément en tant qu’Êzîdîs (et non en tant que Kurdes), les représentants arguent que l’être-êzîdî est le marqueur identitaire porteur (d’où le titre de l’étude Kizilhan/… « We Are Yezidi, Being Otherwise Never Stopped Our Persecution », 2020).
- Rupture de confiance politique: Des parties de la communauté rattachent la distanciation d’avec la kurdicité à des expériences politiques concrètes (voir section 5 sur l’effet de 2014).
Mise en contexte importante, sans jugement: Les deux positions existent réellement au sein de la communauté et sont défendues par des acteurs êzîdîs. La recherche décrit en outre un changement dans le temps: Maisel (2017) montre pour la Syrie comment les identités locales se déplacent et s’uniformisent; plusieurs auteurs observent que des parties de la communauté se sont « de plus en plus distanciées de la kurdicité ces dernières années ». L’identité n’est donc pas statique ici, mais un processus en cours, influencé politiquement.
3. E2: Les théories scientifiques de l’ethnogenèse
Au niveau de l’apparition historique (et non de l’auto-perception), il existe plusieurs hypothèses scientifiques. Elles doivent se lire comme des hypothèses, non comme des vérités définitives, et ne s’excluent en partie pas mutuellement.
Théorie 1: Ancrage kurde (position majoritaire de l’iranologie)
Le classement le plus répandu en iranologie: les Êzîdîs seraient un groupe défini religieusement, profondément enraciné dans le monde kurde, kurde sur le plan linguistique et culturel. Philip Kreyenbroek (Göttingen) formule de façon tranchée: « De toute évidence, les Êzîdîs sont des Kurdes », leur langue commune est le kurmancî, y compris les textes sacrés, leur origine se situe dans la région de Lalîş au nord de l’Irak; « la tradition religieuse et culturelle êzîdî est profondément enracinée dans la culture kurde ». Christine Allison (2001; INALCO) partage cette appréciation.
Théorie 2: Substrat iranien/préislamique
Étroitement liée à la théorie 1: la religion serait le point d’aboutissement d’un monde de croyances préislamique, vieil-iranien, formé d’éléments que Kreyenbroek (1995) décrit comme une interaction de l’« islam, du zoroastrisme et d’une foi iranienne prézoroastrienne ». Cette théorie concerne surtout l’origine religieuse (cf. Quel âge a la religion ?) et soutient indirectement le rattachement ethnique à l’espace linguistique et culturel irano-kurde.
Avertissement issu de la recherche: Contre l’assimilation populaire « êzîdisme = religion originelle des Kurdes = zoroastrisme », des auteurs comme Richard Foltz mettent en garde (« The ‘Original’ Kurdish Religion? … The False Conflation of the Yezidi and Zoroastrian Traditions »). Cette assimilation serait souvent d’inspiration nationaliste et historiquement insoutenable, un exemple de la manière dont la question de l’ethnogenèse est instrumentalisée politiquement.
Théorie 3: Formation syncrétique au XIIᵉ siècle
La communauté historiquement saisissable est née de l’influence de Şêx Adî ibn Musafir (XIIᵉ s.) et de son ordre ʿadawiyya sur un substrat déjà présent dans les montagnes de Mossoul. Açıkyıldız (2010) et l’Encyclopaedia Iranica décrivent comment, à partir d’un cercle d’abord d’empreinte soufie, s’est formée une communauté religieuse distincte, de plus en plus dominée par les Kurdes. Dans cette lecture, l’identité êzîdî est historiquement advenue (et non « distincte depuis l’origine »), formée à partir d’un matériau irano-kurde par une voie confessionnelle.
Théorie 4: Genèse ethnique distincte
Une minorité d’auteurs ainsi que de nombreux représentants internes à la communauté soulignent une généalogie ethnique propre qui dépasse la définition religieuse. Asatrian/Arakelova (2014) mettent en avant que la fusion de la religion et de l’ethnicité chez les Êzîdîs est si forte qu’un simple « sous-groupe religieux des Kurdes » ne rend pas justice à leur auto-perception. Cette vue recoupe la Position B de la section 2.
Rapport entre les théories: 1, 2 et 3 sont largement compatibles: elles décrivent différents aspects (ancrage culturel-linguistique, substrat religieux, façonnement institutionnel). La théorie 4 est en partie en tension avec elles, mais souligne un autre niveau (auto-définition ethnique vécue plutôt que dérivation philologique). Un consensus scientifique final sur la question identitaire n’existe expressément pas.
4. La langue comme marqueur identitaire
La langue est l’argument isolé le plus âprement disputé du débat, et un exemple type de la manière dont un même fait est interprété de façon opposée.
- Fait: L’écrasante majorité des Êzîdîs parle le kurmancî, et la quasi-totalité des textes religieux sont rédigés dans cette langue (Kreyenbroek 1995; Omarkhali 2017).
- Interprétation A: Précisément parce que les textes sacrés existent en kurmancî, l’ancrage kurde est évident (Kreyenbroek, Allison).
- Interprétation B: La langue serait une variété propre nommée Êzdîkî; sa codification écrite (en Arménie, un temps en alphabet cyrillique) a même été rejetée par des parties de la communauté, car perçue comme un pilotage extérieur (Torkom Khudoyan, Comité national des Yézidis d’Arménie; cf. IWPR).
Linguistiquement, l’« Êzdîkî » est largement identique au kurmancî; la distinction est avant tout d’ordre identitaro-politique, non systémique-linguistique (détails et preuves: Linguistique). C’est précisément là qu’apparaît que la question identitaire ne peut se trancher par les seules données linguistiques, les deux camps invoquent la même réalité linguistique.
Convention de ce wiki: Les noms propres et les termes sont écrits en graphie latine kurmancî (Êzîdî, Êzîdîs, Tawûsî Melek, Şêx Adî, Lalîş, Şingal, Qewl). C’est une convention orthographique éditoriale et non une prise de position dans le débat Êzdîkî/kurmancî.
5. E3: La dimension juridico-politique
La manière dont les Êzîdîs sont officiellement comptés varie d’un État à l’autre, et ce comptage rétroagit sur le débat identitaire.
Catégories de recensement et de reconnaissance
| État | Classement officiel des Êzîdîs | Source/remarque |
|---|---|---|
| Irak | reconnus comme un groupe religieux/ethnique distinct | Wikipedia Yazidis; contexte constitutionnel et des minorités |
| Arménie | enregistrés comme un groupe ethnique distinct | Recensement 2011: ~35 000; 2022: 31 079 |
| Géorgie | majoritairement enregistrés comme des Kurdes ethniques | Recensement 2014: 12 174 |
| Allemagne | majoritairement perçus comme une minorité religieuse (kurde) | voir Êzîdîs en Allemagne |
| Union soviétique | changeant: 1926 Êzîdîs et Kurdes séparés; plus tard regroupés; 1989 ~52 700 personnes enregistrées comme « Kurdes » recatégorisées en « Êzîdîs » | histoire des recensements soviétiques; IWPR |
Les chiffres arméniens sont politiquement particulièrement chargés: lors du recensement de 2001, 40 620 personnes se sont identifiées comme Êzîdîs et seulement 1 519 comme Kurdes (IWPR), ce que les représentants de la Position B avancent comme preuve d’une identité ethnique distincte, tandis que ceux de la Position A renvoient à la politique étatique de recatégorisation menée pendant des décennies et à la situation régionale particulière.
Conséquences du génocide de 2014 pour le débat identitaire
Le génocide de Şingal (3 août 2014) par ce qu’on appelle l’« État islamique », plus de 5 000 Êzîdîs assassinés, environ 7 000 femmes et filles enlevées (estimations de l’ONU), a sensiblement aiguisé le débat identitaire (détails: Génocide 2014). Plusieurs auteurs décrivent l’effet ainsi:
- Des parties de la communauté ont vécu les événements comme une rupture de confiance et soulignent depuis avec plus de force une identité êzîdî distincte, séparée de la kurdicité (Kizilhan et al. 2020: « We Are Yezidi… »).
- En même temps, le génocide a renforcé à l’échelle internationale la revendication d’une reconnaissance juridique distincte en tant que peuple/minorité. L’Arménie, par exemple, a reconnu les massacres comme génocide (Eurasianet).
- L’expérience d’avoir été livrés à l’anéantissement en tant qu’Êzîdîs est ainsi devenue elle-même un argument identitaire, ce qui montre l’imbrication de l’histoire de la persécution, de la politique et de la conscience de soi.
Note de neutralité: Que le génocide ait renforcé le tournant vers une identité distincte est une observation descriptive de la recherche, non un jugement sur la position identitaire qui serait « juste ». D’autres Êzîdîs tirent de la même histoire précisément la conclusion d’une solidarité kurde commune.
6. Générations de la diaspora et nouveaux projets identitaires
Dans la diaspora occidentale (l’Allemagne, avec la plus grande communauté êzîdî hors de la région d’origine), la question se déplace une fois encore. Les jeunes Êzîdîs ayant grandi en Europe négocient l’identité entre plusieurs pôles à la fois (voir Jeune diaspora):
- Certains adoptent la Position B (peuple êzîdî distinct) comme une identité affirmée, démarcative: renforcée par la visibilité du génocide.
- D’autres relient la religion êzîdî à une appartenance culturelle kurde (Position A).
- Un troisième groupe se définit avant tout de manière transnationale/hybride (germano-êzîdî), pour qui la question classique peuple-contre-religion perd de son acuité.
Caractéristique de la diaspora: l’identité y est négociée moins par les catégories étatiques de recensement que par des associations, des communautés en ligne et un travail éducatif: un passage de l’identité assignée à l’identité activement façonnée.
7. Résumé: trois réponses, une posture
- E1 (auto-identification): non uniforme. « Partie des Kurdes » comme « peuple distinct, les Êzîdîs » sont des positions réellement vécues, défendues par des acteurs êzîdîs, variant selon les régions et les générations.
- E2 (ethnogenèse): L’iranologie situe les Êzîdîs majoritairement comme kurdo-iraniens (Kreyenbroek, Allison); il n’existe pas de consensus final sur la question identitaire. L’assimilation au « zoroastrisme originel » est tenue pour surdéterminée par le nationalisme et historiquement douteuse (Foltz).
- E3 (reconnaissance): dépendante de l’État, l’Irak et l’Arménie enregistrent les Êzîdîs comme un groupe distinct, la Géorgie et (de fait) l’Allemagne plutôt comme kurdes. Le génocide de 2014 a renforcé la revendication d’une reconnaissance distincte.
Cet article n’adopte délibérément aucune des positions. L’identité n’est pas ici une énigme à résoudre, mais un processus vivant, politiquement disputé, dont les porteurs sont les Êzîdîs eux-mêmes. La tâche d’une encyclopédie est de juxtaposer proprement les positions, attribuées, non de trancher entre elles.
Sources
- Philip G. Kreyenbroek: Yezidism, Its Background, Observances and Textual Tradition. Edwin Mellen Press, 1995.
- Christine Allison: The Yezidi Oral Tradition in Iraqi Kurdistan. Curzon Press, 2001.
- Khanna Omarkhali: The Yezidi Religious Textual Tradition. Harrassowitz, 2017.
- Birgül Açıkyıldız: The Yezidis, The History of a Community, Culture and Religion. I.B. Tauris, 2010.
- Sebastian Maisel: Yezidis in Syria, Identity Building among a Double Minority. Lexington Books, 2017., https://rowman.com/ISBN/9781498549806/Yezidis-in-Syria-Identity-Building-among-a-Double-Minority
- Garnik S. Asatrian / Victoria Arakelova: The Religion of the Peacock Angel, The Yezidis and Their Spirit World. Routledge/Acumen, 2014., https://www.routledge.com/The-Religion-of-the-Peacock-Angel-The-Yezidis-and-Their-Spirit-World/Asatrian-Arakelova/p/book/9781032179759
- Richard Foltz: „The ‚Original’ Kurdish Religion? Kurdish Nationalism and the False Conflation of the Yezidi and Zoroastrian Traditions." Journal of Persianate Studies, 2017., https://www.researchgate.net/publication/318266071
- J. I. Kizilhan u. a.: „‚We Are Yezidi, Being Otherwise Never Stopped Our Persecution’, Yezidi Perceptions of Kurds and Kurdish Identity." 2020., https://www.researchgate.net/publication/348129319
- Encyclopaedia Iranica, „Yazidis i. General.": https://www.iranicaonline.org/articles/yazidis-i-general-1
- Institute for War and Peace Reporting (IWPR): „Armenia: Yezidi Identity Battle.", https://iwpr.net/global-voices/armenia-yezidi-identity-battle
- Rudaw: „The Yezidis of Armenia Face Identity Crisis over Kurdish Ethnicity.", https://www.rudaw.net/english/people-places/28052014
- Eurasianet: „Armenia Recognizes IS Massacres of Yezidis as Genocide.", https://eurasianet.org/armenia-recognizes-is-massacres-of-yezidis-as-genocide
- Wikipedia: „Yazidis" (sections identité, recensement et reconnaissance; état 2026)., https://en.wikipedia.org/wiki/Yazidis
Remarque: La perspective académique externe et les auto-déclarations internes à la communauté sont indiquées séparément dans le texte. Toutes les positions identitaires sont attribuées et ne s’évaluent pas mutuellement.
Articles connexes: Quel âge a la religion ? · Linguistique et langue · Religion êzîdî · Diaspora · Jeune diaspora · Génocide 2014 · Êzîdîs en Allemagne
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