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Personnalités êzîdîes célèbres
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Cet article présente d’importantes personnalités êzîdîes issues de l’activisme, de la politique, de la religion, des sciences, de la littérature, de la musique et du cinéma. N’ont été retenues que les personnes dont l’origine êzîdîe et les données biographiques sont attestées par des sources fiables. Comme les Êzîdîs, les Kurdes sunnites, les Alévis et les Yarsan sont souvent confondus dans les médias, la règle suivante s’applique à chaque entrée: dans le doute, on s’abstient.
Note de délimitation: La charge de Mîr et les charges religieuses sont traitées en détail dans l’article [Généalogie sacrée], l’actualité politique dans l’article [Politique êzîdîe]. Les femmes de la communauté sont au cœur de [Femmes êzîdîes], le génocide de 2014 de l’article [Génocide 2014], la tradition musicale de [Musique & Dengbêj], l’histoire caucasienne de [Êzîdîs en Arménie & Géorgie], la diaspora allemande de [Êzîdîs en Allemagne]. Ici, ce sont les personnes elles-mêmes qui sont au centre.
1. Activisme et droits humains
Nadia Murad (kurmancî: Nadia Murad Basee Taha; *1993, Kocho/Şingal) est l’Êzîdîe contemporaine la plus connue au niveau international. Le 15 août 2014, elle fut enlevée par l’EI et réduite en esclavage trois mois à Mossoul avant de parvenir à s’enfuir. À partir de 2015, elle témoigna devant le Conseil de sécurité de l’ONU; en 2016, elle devint ambassadrice de bonne volonté de l’ONUDC pour la dignité des survivants de la traite des êtres humains et reçut le prix Sakharov ainsi que le prix des droits de l’homme Václav Havel. En 2018, le prix Nobel de la paix lui fut décerné conjointement avec Denis Mukwege. Son autobiographie The Last Girl (2017, allemand: Ich bin eure Stimme) devint un best-seller mondial; son organisation Nadia’s Initiative (fondée en 2018) œuvre à la reconstruction de Şingal. Plus sur son rôle: voir [Femmes êzîdîes] et [Génocide 2014].
Lamiya Aji Bashar (kurmancî: Lemya Acî Beşar; *vers 1998, Kocho/Şingal) fut enlevée en 2014 comme Nadia Murad. Lors de sa quatrième tentative d’évasion, réussie, elle marcha sur une mine et perdit un œil ainsi qu’une partie du visage. En 2016, le Parlement européen l’honora avec Murad du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Elle vit aujourd’hui en Allemagne (Bade-Wurtemberg, contingent spécial).
Düzen Tekkal (*1978, Hanovre) est une journaliste, réalisatrice et militante germano-êzîdîe. Elle grandit comme l’un des onze enfants d’une famille êzîdîe-turque, fit des reportages depuis les régions êzîdîes à partir de 2014 et réalisa le documentaire Háwar, Mon voyage dans le génocide (2015). Elle fonda l’organisation humanitaire HÁWAR.help (2016) et la plateforme éducative GermanDream (2019); en 2019, elle reçut la Croix fédérale du Mérite. Plus sur la diaspora allemande: voir [Êzîdîs en Allemagne].
Pari Ibrahim (*1986, Pays-Bas, famille de Şêxan) fonda en 2014 la Free Yezidi Foundation (La Haye), qui gère entre autres un centre pour femmes à Khanke (Irak), et représente régulièrement les causes êzîdîes aux Nations unies.
Murad Ismael (*1985, Şingal) est cofondateur de Yazda (2014), la plus grande ONG êzîdîe internationale, ainsi que de la Sinjar Academy. Ce géophysicien formé aux États-Unis compte parmi les voix les plus importantes de la diaspora; Haider Elias dirige Yazda comme président depuis 2015.
Mirza Dinnayi (kurmancî: Mîrza Dinnayî; *1973, Şingal) fut conseiller du président irakien Talabani et fonda Air Bridge Iraq (Pont aérien Irak), qui transportait les Êzîdîs blessés vers l’Allemagne pour y être soignés. En 2019, il reçut le prix Aurora pour l’éveil de l’humanité.
Dalal Khairo (*vers 1995, Şingal) est une ancienne captive de l’EI qui, après sa fuite, devint témoin du génocide devant des instances internationales et fut distinguée par des prix des droits des femmes.
Parmi les survivantes qui témoignent du génocide au niveau international figurent aussi Salwa Khalaf Rasho et Ekhlas Khudur Bajoo, connues par leurs interventions devant des instances de l’ONU et dans les médias internationaux (BBC, Guardian), ainsi que la militante et photographe Adiba Qasim de la région de Şingal, dont le travail de documentation a été relayé par les médias internationaux.
2. Politique
Irak et Région autonome du Kurdistan
Vian Dakhil (kurmancî: Vîan Dexîl; *1971, Dohuk) est députée au parlement irakien (PDK) depuis 2010 et fut longtemps la seule Êzîdîe à y siéger. Elle devint mondialement célèbre par son discours du 5 août 2014, dans lequel, en larmes, elle implora le parlement de sauver les Êzîdîs encerclés par l’EI (« Save us ! Save us ! »). Ce discours, après lequel elle s’effondra à la tribune, toucha un public mondial via CNN et contribua à la décision du président américain Obama d’autoriser des frappes aériennes et une opération humanitaire au mont Şingal. Le 12 août 2014, elle survécut au crash d’un hélicoptère humanitaire avec une jambe cassée. En 2014, elle reçut le prix Anna Politkovskaïa. Plus: voir [Femmes êzîdîes] et [Politique êzîdîe].
Khairy Bozani (kurmancî: Xeyrî Bozanî) est directeur des Affaires êzîdîes au ministère des Fondations religieuses du GRK et une voix centrale sur des questions telles que les Êzîdîs disparus (env. 2 600 en 2025) et l’identification des victimes de charniers.
Mahma Khalil (kurmancî: Mehma Xelîl), député irakien et ancien maire de Şingal (Sinjar), représente la communauté êzîdîe dans la politique irakienne.
Allemagne
Feleknas Uca (*1976, Celle) est née en Basse-Saxe, fille de parents êzîdîs de Turquie. De 1999 à 2009, elle fut députée au Parlement européen (PDS/Die Linke), la première Êzîdîe au Parlement de l’UE. En 2015, elle fut élue à la Grande Assemblée nationale de Turquie pour le HDP (province de Diyarbakır).
Ali Atalan (kurmancî: Elî Atalan) est un homme politique kurdo-allemand de confession êzîdîe. Il fut député de Die Linke au Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et siégea un temps aussi au parlement turc comme représentant du HDP.
Arménie
Rustam Bakoyan (kurmancî: Rustem Bakoyan) entra à l’Assemblée nationale d’Arménie comme député et est considéré comme un représentant important de la plus grande minorité ethnique du pays. À son initiative, le parlement se pencha sur la qualification juridique internationale du génocide de 2014; le 16 janvier 2018, l’Assemblée nationale d’Arménie reconnut à l’unanimité (91 voix pour) le génocide de l’EI contre les Êzîdîs comme génocide, devenant ainsi l’un des premiers pays au monde à franchir ce pas. Plus sur la communauté caucasienne: voir [Êzîdîs en Arménie & Géorgie].
3. Dirigeants religieux contemporains
Mîr Hazim Tahsin Said Beg (*1er mai 1963, Ba’adre) est depuis le 27 juillet 2019 le Mîr (chef temporel et spirituel) de tous les Êzîdîs; il fut investi au temple de Lalîş par le Conseil spirituel suprême. Son père et prédécesseur Mîr Tahsîn Saîd Beg (1933–2019) occupa la charge depuis 1944, soit 75 ans, et appela en 2014 de façon décisive à la protection des Êzîdîs.
Xurto Hecî Îsmaîl (Baba Şêx) (1933–2020) fut de 1995 jusqu’à sa mort le plus haut dignitaire spirituel (Baba Şêx). Son successeur en novembre 2020 fut Şêx Alî Ilyas. Détails sur les charges religieuses et leur place dans l’ordre des castes: voir [Généalogie sacrée].
4. Figures religieuses historiques
Şêx Adî ibn Musafir (vers 1075–1162) est la figure historique centrale de la religion êzîdîe; son tombeau à Lalîş est le lieu le plus sacré des Êzîdîs. Şêx Hesen (Sheikh Hasan ibn Adi, 1195–1254) mena la communauté à son premier essor au XIIIe siècle; sous lui furent fixées les institutions et règles fondamentales de la société êzîdîe, avant qu’il ne soit exécuté en 1254 sur ordre de l’atabeg de Mossoul Badr al-Dīn Luʾluʾ. Êzdîna Mîr (XIe/XIIe siècle) est considéré selon la tradition comme un chef religieux antérieur à Şêx Adî et comme l’ancêtre des lignées de Şêx Şemsanî (père de Şêx Şems, Fexredîn, Sicadîn et Nasirdîn). En détail: voir [Généalogie sacrée].
5. Chefs militaires et historiques
Êzîdî Mîrza (kurmancî: Êzdî Mîrza, aussi Mîrza Pasha / Daseni Mîrza Beg; 1600–1651) était issu d’une famille de Şêx de la lignée Qatanî à Başîqa et devint à 25 ans chef de la communauté de Başîqa-Bahzanê. Pendant la guerre ottomano-safavide, il s’éleva au rang de commandant suprême des Êzîdîs et devint en 1649 gouverneur de Mossoul: la plus haute charge jamais occupée par un Êzîdî dans l’Empire ottoman. Il tomba en 1651 et survit jusqu’à aujourd’hui dans les chants héroïques et légendes êzîdîs.
Hemoyê Şero (Hammo Schero; 1850–1935) était chef tribal du groupe des Feqîr à Şingal. Pendant le génocide des Arméniens de 1915/16, il accorda protection à environ 20 000 réfugiés arméniens sur le mont Şingal, organisa leur défense contre les troupes ottomanes et alliées et combattit, par moments avec un soutien britannique, jusqu’à l’intégration de Şingal dans l’État irakien en 1919. Il est considéré comme une figure symbolique de la communauté de destin êzîdî-arménienne. Plus: voir [Êzîdîs en Arménie & Géorgie].
Cangîr Axa (Jangir Agha; vers 1874–1943) était une figure militaire et sociale de premier plan des Êzîdîs d’Arménie. En 1918, il soutint les forces arméniennes avec un escadron de cavalerie êzîdî d’environ 300 hommes lors des batailles de Sardarabad et de Bash-Aparan contre les troupes ottomanes en marche et est considéré comme un héros national des Êzîdîs d’Arménie. Arrêté en 1938 pendant la Grande Terreur, il mourut en 1943 en détention soviétique (Saratov) et fut réhabilité par la suite. Plus: voir [Êzîdîs en Arménie & Géorgie].
Heydar Şeşo (kurmancî: Heyder Şeşo) constitua après 2014 à Şingal des unités d’autodéfense êzîdîes (HPÊ) qui organisèrent la protection de la région d’origine contre l’EI.
6. Scientifiques êzîdîs
Khanna Omarkhali (kurmancî: Xanna Omerxalî; *1981) est une spécialiste des religions et linguiste d’origine êzîdîe (Göttingen/FU Berlin). Son ouvrage de référence The Yezidi Religious Textual Tradition: From Oral to Written (2017) documente le passage de la tradition êzîdîe de la forme orale à la forme écrite.
Khalil Jindy Rashow (kurmancî: Xelîl Cindî Reşo) est un savant êzîdî originaire d’Irak et coauteur (avec Philip Kreyenbroek) de l’édition des Qewls God and Sheikh Adi are Perfect (2005). Plus sur les Qewls: voir [Généalogie sacrée].
Pîr Khidir Sileman (kurmancî: Pîr Xidir Silêman; *1955, Şêxan) dirige le Centre de Lalîş à Dohuk et a écrit de nombreux livres sur la religion êzîdîe en arabe et en kurmancî.
Jan Ilhan Kizilhan (*1966) est psychologue et thérapeute du trauma d’origine êzîdîe (Haute École de Furtwangen). Il dirigea scientifiquement le Contingent spécial 2015 du Bade-Wurtemberg, qui permit de faire venir en Allemagne environ 1 100 femmes et enfants êzîdîs de Şingal; distingué notamment par la Croix fédérale du Mérite. Plus: voir [Êzîdîs en Allemagne].
Qanatê Kurdo (Qanate Kurdo, Qenatê Kurdoêv; 1909–1985) était un linguiste soviétique d’origine êzîdîe (tribu des Şerqîyan) et l’un des plus importants kurdologues du XXe siècle. Il fonda la kurdologie académique à l’université de Léningrad, rédigea en 1957 la première grammaire complète du kurmancî (en russe) et établit des dictionnaires kurdo-russes. Plus de 100 monographies et articles lui sont attribués.
Telim Tolan est cofondateur de l’Académie êzîdîe de Hanovre et se distingue par des conférences et essais sur l’identité êzîdîe en Allemagne.
7. La tradition savante et littéraire soviéto-arménienne
En Arménie soviétique naquit au XXe siècle une importante vie intellectuelle êzîdîe; de nombreuses œuvres parurent via la rédaction kurde de Radio Erevan et le journal Rya T’eze:
Erebê Şemo (Arab Shamilov / Arab Shamo; 1897–1978) écrivit avec Şivanê Kurmanca (« Le berger kurde », paru en 1931, parfois daté de 1935) le tout premier roman en kurmancî; d’autres œuvres sont Berbang (1958) et Jiyana Bextewar. Dès 1928, il avait coécrit le premier manuel kurde imprimé en caractères latins (Xwe bi Xwe Hînbûna Kurmancî). En 1937, il fut exilé pendant la Grande Terreur et ne fut autorisé à revenir en Arménie qu’en 1956.
Heciyê Cindî (1908–1990), folkloriste et linguiste d’origine êzîdîe à Erevan, fut chargé en 1941 de la conversion de l’alphabet kurde du latin au cyrillique; son alphabet cyrillique de 40 lettres fut approuvé en 1946 et utilisé dans les systèmes scolaires d’Arménie, de Géorgie et de plusieurs républiques soviétiques (voir [Histoire de l’alphabet]). Il publia en outre de vastes recueils de folklore.
Casimê Celîl (1908–1998) collecta et édita le folklore êzîdî-kurde; ses enfants Ordîxanê Celîl (1932–2007), Celîlê Celîl (*1936, historien et kurdologue) et Cemîla Celîl poursuivirent le travail (archives familiales « Cira » à Vienne).
Tosinê Reşîd (*1941, Arménie) est folkloriste et écrivain de la tradition orale êzîdîe (aujourd’hui Australie). Eskerê Boyîk (*1941, Arménie) a publié plusieurs recueils de poésie en kurmancî et vit en Allemagne depuis les années 1990. Emerîkê Serdar (1935–2018) fut journaliste, écrivain et traducteur de la rédaction kurde d’Erevan. Têmûrê Xelîl (*1949) est journaliste et traducteur, poursuivant l’œuvre de son père Casimê Celîl.
Aziz Tamoyan (1933–2021) dirigea à partir de 1989 l’Union nationale des Êzîdîs en Arménie (à partir de 1997 dans le monde entier), fut coauteur de manuels scolaires êzîdîs et marqua durant trois décennies le débat local sur l’identité êzîdîe. Plus: voir [Êzîdîs en Arménie & Géorgie].
8. Musique et tradition dengbêj
Karapetê Xaço (de son vrai nom Karapet Xaçaturyan; vers 1900–2005) fut l’un des plus grands chanteurs dengbêj du XXe siècle et, pendant des décennies, la voix de la rédaction kurde de Radio Erevan. Il n’était pas Êzîdî, mais un Arménien survivant du génocide de 1915, qui survécut grâce à sa maîtrise du kurmancî et à son art du chant; parce qu’il préserva et façonna le patrimoine chanté êzîdî-kurde d’Arménie, il est indissociable de l’histoire des Êzîdîs caucasiens. Des chants comme Ay lo mîro et Lê dayikê font aujourd’hui encore partie intégrante du répertoire. Plus sur la tradition musicale: voir [Musique & Dengbêj].
L’article [Musique & Dengbêj] offre une présentation détaillée de la tradition êzîdîe des Qewwal, stran et dengbêj avec d’autres artistes.
9. Cinéma et littérature de la diaspora
Soleen Yusef (*1987, Dohuk) est une réalisatrice êzîdîe-allemande; son long-métrage Maison sans toit (2016) remporta des prix internationaux. Hussein Hassan réalisa avec Reseba, The Dark Wind (2016) l’un des premiers longs-métrages sur le génocide de 2014. Hogir Hirori (*1980, Dohuk), réalisateur kurdo-êzîdî en Suède, remporta avec le documentaire Sabaya (2021) le prix de la réalisation du festival de Sundance; auparavant fut réalisé The Deminer (2017). Le producteur êzîdî-allemand Mehmet Aktaş (Mîtos Film, Berlin) a rendu possibles plusieurs de ces productions.
Ronya Othmann (*1993, Munich) est une écrivaine et journaliste germano-êzîdîe (père kurdo-êzîdî). Un extrait de son roman Vierundsiebzig, le titre renvoie aux 74 Fermane (persécutions) des Êzîdîs, remporta en 2019 le prix du public au concours Ingeborg Bachmann; son œuvre tourne autour du trauma, de la fuite et du génocide de 2014. Plus sur la diaspora allemande: voir [Êzîdîs en Allemagne].
L’article [Films & Documentaires] offre un aperçu complet des films.
10. Sport
Roman Amoyan (*3 septembre 1983, Erevan) est un lutteur arménien (gréco-romaine) d’origine êzîdîe. Aux Jeux olympiques de 2008 à Pékin, il remporta le bronze (jusqu’à 55 kg); il est en outre double champion d’Europe et plusieurs fois médaillé aux championnats du monde. Il est considéré comme le sportif êzîdî contemporain le plus connu.
11. Recherche sur les Êzîdîs (chercheurs non-êzîdîs)
L’étude scientifique de la religion et de la culture êzîdîes est étroitement liée aux noms suivants: Philip G. Kreyenbroek (Göttingen; Yezidism, Its Background, Observances and Textual Tradition, 1995), Christine Allison (Exeter; The Yezidi Oral Tradition in Iraqi Kurdistan, 2001), Birgül Açıkyıldız (The Yezidis: The History of a Community, Culture and Religion, 2010), Eszter Spät (Late Antique Motifs in Yezidi Oral Tradition, 2010), Sebastian Maisel (Leipzig; Yezidis in Syria, 2017), Garnik Asatrian et Victoria Arakelova (Erevan), Artur Rodziewicz (Varsovie; études sur l’êzîdisme et l’hellénisme), Joanna Bocheńska (Cracovie), Estelle Amy de la Bretèque (CNRS; complaintes êzîdîes), Andreas Ackermann et Irene Dulz (Die Yeziden im Irak) ainsi que, en pionnier historique, Roger Lescot (Enquête sur les Yézidis de Syrie et du Djebel Sindjar, 1938).
12. Soutiens (non-êzîdîs)
Certaines personnalités non-êzîdîes se sont particulièrement distinguées au service de la communauté: l’avocate des droits humains Amal Clooney (représentation de Nadia Murad et des survivants du génocide), le lauréat du prix Nobel de la paix Denis Mukwege, la médecin kurdo-suédoise Nemam Ghafouri (1969–2021, fondatrice de « Joint Help for Kurdistan », décédée en mission en Irak de la COVID-19), Naomi Kikoler (US Holocaust Memorial Museum, documentation du génocide) et Lord David Alton (Chambre des lords britannique, initiatives de reconnaissance).
Sources (sélection)
Activisme & prix Nobel de la paix
- Nobelprize.org: The Nobel Peace Prize 2018: Nadia Murad
- Parlement européen: Sakharov Prize 2016 (Nadia Murad / Lamiya Aji Bashar)
- Aurora Prize: Mirza Dinnayi: 2019 Aurora Prize Laureate
Politique
- Wikipedia: Vian Dakhil; MEMRI TV: discours de Vian Dakhil au parlement irakien, 05.08.2014
- Wikipedia: Feleknas Uca, Ali Atalan
- ANCA: Ethnic Minorities Win Seats in Armenian Parliament
- France 24, 16.01.2018: Armenia recognises genocide of Yazidis in Iraq; Armenian Weekly, 16.01.2018
Direction religieuse
- Wikipedia/Encyclopaedia Iranica: Hazim Tahsin Beg, Tahseen Said, « Yazidis i. General » (iranicaonline.org)
- KirkukNow / The New Arab: intronisation de Mîr Hazim, Lalîş, 27.07.2019
Figures historiques & militaires
- Wikipedia: Sheikh Hasan ibn Sheikh Adi II, Ezdina Mir
- Wikipedia: Ezidi Mirza (1600–1651, gouverneur de Mossoul 1649)
- Wikipedia: Hemoye Shero; Armenian Weekly, 26.03.2025: Yazidi efforts to protect Armenians
- Wikipedia: Jangir Agha, Battle of Sardarabad
- Wikipedia: Haydar Shesho
Sciences & littérature
- Éditeurs/œuvres: Harrassowitz (Omarkhali 2017; Kreyenbroek/Rashow 2005), I.B. Tauris (Açıkyıldız 2010), Curzon (Allison 2001), Gorgias (Spät 2010), Lexington (Maisel 2017)
- Wikipedia/Encyclopaedia Iranica: Heciyê Cindî, Arab Shamilov (Erebê Şemo), Qanate Kurdo, KURDOEV, QENĀTĒ
- Festival international de littérature de Berlin: Ronya Othmann
Tradition arméno-caucasienne & musique
- Wikipedia: Aziz Tamoyan (1933–2021), Karapetê Xaço
Sport
- Wikipedia: Roman Amoyan (bronze olympique 2008)
Cinéma
- Sundance Institute / archives de presse sur Sabaya (2021), Haus ohne Dach (2016), Reseba (2016)
Organisations
- nadiasinitiative.org, yazda.org, freeyezidi.org, hawar.help, auroraprize.com, zentralrat-eziden.com
- Aperçu: Wikipedia List of Yazidi people
Note éditoriale: Les versions antérieures de cet article contenaient des individus non vérifiés; ceux-ci ont été retirés. Les nouvelles entrées ne sont admises qu’avec au moins une source vérifiable de manière indépendante (Wikipedia + source primaire, Encyclopaedia Iranica, archives de prix, etc.). Karapetê Xaço est expressément répertorié non comme un Êzîdî, mais comme un dengbêj arménien, figure marquante de la tradition musicale caucaso-kurde. Données biographiques selon
WIKI-ZAHLEN-KANON.md(données des Mîr, Şêx Hesen 1254).
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